Allergies à l’arachide : un patch prometteur

2015.10.07

Dans un souci de simplicité indispensable, nous parlerons dans cet article de patch contre les allergies à l’arachide. Car la société bio-pharmaceutique DBV Technologies, qui se trouve en banlieue parisienne, appelle son dispositif « immunothérapie par voie épicutanée ».

Donc, le patch Viaskin Peanut, développé par cette société, est en phase de développement depuis 2 ans et il se trouve que les résultats sont plus qu’encourageants.

Patch à l’arachide : le principe

Dans un premier temps, comment fonctionne ce dispositif ? Sensiblement comme un patch à la nicotine, à ceci près que celui-ci est enduit de protéines d’arachide.Dans son communiqué, DVB Technologies parle « d’administrer des composés biologiquement actifs au système immunitaire sur une peau intacte tout en évitant leur passage dans le sang ».

Ainsi, les personnes ayant participé à l’étude se sont vues appliquer différents dosages pendant un an, de 50 à 250 microgrammes de protéines.

Des essais prometteurs

Qu’ont donné ces tests ? Il se trouve que non seulement l’innocuité du traitement est confirmée, mais également son efficacité à long terme. Pensez donc : avec le plus gros dosage, 7 patients sur 10 étaient en mesure de tolérer 10 fois la charge « réactive » normale. Un taux de réussite qui atteint 80% chez les plus jeunes; et ce, ajoute la société, sans « aucun effet secondaire significatif ».

La suite ? La troisième phase de tests devrait démarrer avant la fin de l’année en cours. Il s’agira alors de porter les tests à une vaste cohorte de patients, et de comparer le médicament en à un autre traitement qui a déjà « fonctionné », ou à un placebo. En cas de succès de cette étape, une autorisation de mise sur le marché pourrait être accordée par les autorités de santé.bLes « cobayes » seront alors situés en Australie, en Europe et aux Etats-Unis. Le PDG de VDB Technologies rappelle que dans ce dernier, « les allergies à l’arachide et aux fruits à coques touchent environ 1 % de la population, soit plus de 3 millions de personnes ».