Vivre à la ferme serait bénéfique contre les allergies

2015.09.23
Allergie à la ferme

Une étude scientifique a été publiée début septembre sur les effets bénéfiques d’avoir grandi à la ferme durant son enfance. L’exposition à la poussière agricole permettrait de lutter contre les allergies notamment respiratoires.

Selon une étude publiée le 3 septembre dans une revue américaine, Science. L’excès de propreté ou le manque d’exposition aux microbes durant l’enfance causerait un dysfonctionnement du système immunitaire qui développerait des allergies respiratoires.

« À ce stade, nous avons mis en évidence un lien entre la poussière dans les fermes et la protection contre l’asthme et les allergies », a expliqué le professeur de médecine pulmonaire à l’université de Ghent en Belgique, Bart Lambrecht. Les chercheurs ont exposé des souris à de la poussière prélevée dans des fermes situées dans deux pays : l’Allemagne et la Suisse. D’après Bart Lambrecht, « les tests ont ensuite révélé que ces souris étaient totalement protégées contre l’allergie aux acariens, le cas d’allergie le plus courant chez les humains ». Cette étude a démontré que la poussière « rend la muqueuse des voies respiratoires moins réactive aux allergènes comme les acariens ».

Le fait de grandir à la ferme permet de lutter contre les allergies respiratoires

Les chercheurs ont pris un échantillon de 2.000 personnes qui avaient grandi à la ferme. Ils ont pu constaté que la grande majorité n’avait pas de réaction allergique ou de crise d’asthme. En réalité, les résultats de cette étude ont souligné que les personnes qui développent des allergies sont en carence en protéine A20. Le fait d’inhaler des particules de poussières issues d’exploitations agricoles notamment les fermes laitières, a pour effet de protéger contre les allergies respiratoires.

« Nous avançons dans la bonne direction pour développer un vaccin contre l’asthme et des traitements contre les allergies (…) mais plusieurs années de recherches seront nécessaires avant qu’ils ne soient disponibles pour les patients » a déclaré Hamida Hammad, professeure à l’université de Ghent.